Se Lancer

On attend souvent le bon moment pour commencer : quand on sera moins raide, moins occupé, plus disponible. Mais ce moment n’arrive jamais par lui-même. La pratique ne commence pas quand les conditions sont réunies, elle commence quand on le décide.

Une heure n’est pas nécessaire. Dix minutes suffisent, au même endroit, de préférence à la même heure. La régularité compte plus que la durée : c’est elle qui creuse le sillon. Un tapis déroulé chaque matin pèse plus lourd que deux grandes séances par mois.

Commencer simplement. Quelques postures debout qui enseignent l’ancrage, l’axe, la vigilance. Un temps d’immobilité pour finir. Rien de plus. La sophistication viendra, ou ne viendra pas ; elle n’est pas le sujet. Ce qui se construit dans ces premières semaines, c’est autre chose : un rendez-vous avec soi-même que l’on apprend à honorer.

Et quand la résistance se présente, car elle se présentera ; la reconnaître pour ce qu’elle est. Non pas un signe qu’il faut arrêter, mais la première chose à observer.

Le tapis n’attend pas que nous soyons prêts. Il attend que nous venions.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *